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Pologne : vers un second tour entre le président sortant Duda et le candidat libéral


Le président polonais sortant Andrzej Duda à Lowicz, dimanche 28 juin.

Le chef de l’Etat polonais, le conservateur Andrzej Duda, candidat à sa réélection, est contraint à un second tour le 12 juillet par son rival libéral Rafal Trzaskowski, à l’issue du premier tour disputé dimanche 28 juin.

Andrzej Duda a obtenu le soutien de 41,8 % de Polonais alors que le maire de Varsovie a été appuyé par 30,4 % des électeurs, selon ce sondage réalisé par l’institut IPSOS après la fermeture des bureaux de vote.

« L’avance est énorme et je vous en suis reconnaissant », s’est félicité M. Duda, 48 ans, lors de sa soirée électorale à Lowicz dans le centre de la Pologne. Pour le candidat libéral, le deuxième tour sera « un choix entre la Pologne ouverte (…) et ceux qui cherchent tout le temps des conflits ».

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« Je serai le candidat du changement », a promis M. Trzaskowski, lui aussi âgé de 48 ans, dont le mot d’ordre est « On en a assez » et qui a bien des raisons d’espérer le soutien d’une bonne part des électeurs des autres concurrents.

Réformes controversées

La campagne électorale a été dominée par des préoccupations concernant l’état de la démocratie et les questions sociales, alors que la Pologne fait face à sa première récession depuis la fin du communisme.

Les Polonais se sont déplacés en masse aux bureaux de vote et le taux de participation était de 62,90 %, selon le même sondage.

Duda est soutenu par le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir, considéré comme un allié clé du président américain Donald Trump, alors que les partenaires européens de Varsovie critiquent ses réformes, estimant qu’elles érodent la démocratie, trois décennies à peine après la chute du communisme.

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Une victoire de M. Trzaskowski, porterait un dur coup au gouvernement du parti Droit et Justice (PiS), à l’origine d’une série de réformes controversées, notamment dans le domaine de la justice.

Le gouvernement polonais a aussi mis en place ces dernières années une série de prestations sociales populaires que Trzaskowski s’est engagé à conserver en cas de victoire. La victoire de Duda devrait cimenter l’emprise du parti au pouvoir – au moins jusqu’aux prochaines législatives en 2023. Mais sa défaite pourrait voir son influence s’effriter et déclencher des élections anticipées.

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Près de 10 % de Polonais indécis

Rafal Trzaskowski, après la publication des sondages le qualifiant pour le second tour de la présidentielle polonaise, à Varsovie, dimanche 28 juin.

Pendant la campagne, M. Duda a attisé la controverse en appuyant les attaques du PiS contre les droits des homosexuels et les valeurs occidentales. Il a comparé « l’idéologie LGBT » à une nouvelle forme de communisme. M. Trzaskowski, lui, défend les droits des homosexuels et s’est dit ouvert à l’idée de partenariats civils de même sexe.

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Selon une étude express réalisée après l’annonce du sondage à la sortie des urnes, et publié dimanche soir par la télévision TVN, Duda peut compter sur 45,5 % des voix, face à 44,7 % pour Trzaskowski, 9,9 % des Polonais restant indécis.

« C’est un moment décisif. Beaucoup dépendra vraiment de cette décision », a déclaré l’icône de la lutte anticommuniste Lech Walesa en votant à Gdansk, une visière en plastique transparent sur le visage. Walesa, qui avait été élu premier président démocratique de Pologne en 1990, est un critique acerbe du gouvernement actuel.

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Le Monde avec AFP

Source: lemonde.fr

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